Accueil > Quels sont les risques d’une mauvaise gestion de stock ?
Le guide du commerçant – La gestion des stocks

Quels sont les risques d’une mauvaise gestion de stock ?

En cas de mauvaise gestion de stock, votre entreprise s’expose à différents risques qui concourent à la perte de rentabilité et de chiffre d’affaires. Découvrez avec Fastmag comment il vous est possible de les contourner pour pérenniser au mieux votre activité.

La rupture de stock, un risque commercial à ne pas négliger

Une rupture de stock est une absence temporaire ou définitive (en cas d’arrêt de production) d’un produit et/ou d’une marque. Elle ne permet donc pas de répondre à la demande.

Quelles sont les causes d’une rupture de stock ?

Les raisons expliquant une rupture peuvent être très variées allant de la croissance brutale à la lenteur des approvisionnements en passant par la volonté affichée de fonctionner en flux très tendus.

Quels sont les risques encourus en cas de rupture de stock ?

Une entreprise en rupture de stock encourt deux risques imbriqués :
l’insatisfaction de sa clientèle qui peut perdre confiance en elle ;
la perte de chiffre d’affaires, les clients pouvant décider de porter leur choix sur un autre produit ou une marque.

Quelles sont les solutions pour éviter la rupture de stock

Selon la méthode de réapprovisionnement de rigueur dans votre entreprise, vous pouvez opter pour la création :

  • d’un stock de sécurité minimum ;
  • d’un pool stock pour absorber les petites variations journalières en matière de commandes ;
  • d’un stock de découplage permettant d’offrir une alternative proche du produit initial.

Le surstockage, une immobilisation inutile

Le surstockage consiste à stocker en quantité trop importante une ou plusieurs références-produits. Sans action rapide, ce surplus devient une immobilisation coûteuse.

Comment s’explique un surstockage ?

Le plus souvent, le surstockage est le résultat d’une erreur de commande ou d’une mauvaise estimation des ventes en interne. Il peut aussi provenir d’une erreur de livraison de votre fournisseur, erreur qui n’a pas été soulevée lors du contrôle ni transmise à la comptabilité.

Quels sont les risques encourus en cas de rupture de stock ?

Lorsque l’on subit un surstockage, l’entreprise perd de l’argent et de l’espace de stockage qui permet d’optimiser les rotations. Cela accroit donc les charges fixes (locaux, les machines, les rangements) et variables, les frais de personnel qui ne sont pas répartis sur un volume favorisant un bon amortissement des immobilisations.

Quelles sont les solutions permettant d’éviter le surstockage

En cas de surstockage, il est essentiel de :
repenser sa gestion des approvisionnements ;
augmenter son taux de rotation grâce à des opérations de déstockage.

Les stocks dormants, la hantise des comptables

Les stocks dormants sont des stocks de différente nature – matières premières, composants électroniques, fournitures industrielles, emballages, produits finis ou semi-finis, produits agricoles -souvent remisés au fond d’un entrepôt et qui ne sortent pas.

Comment se créent les stocks dormants ?

Généralement, ils résultent d’une faille dans la chaîne logistique : erreur de commande, DLC dépassées, obsolescence… Mais, ils peuvent aussi être créés par des retours clients, l’effondrement des ventes, un changement externe (seuils de commande chez un fournisseur, nomenclature).

 

Quels sont les risques inhérents aux stocks dormants ?

Les stocks dormants occasionnent principalement des coûts de gestion trop élevés puisqu’ils restent immobilisés.

Quelles sont les solutions pour diminuer les stocks dormants ?

Pour diminuer, voire supprimer complètement les stocks dormants, il est possible de :
fonctionner en flux tendus en créant un stock de sécurité pour éviter les ruptures ;
anticiper la demande en la suivant comme le lait sur le feu ;
destocker à travers une plateforme de valorisation, notamment à l’étranger pour éviter de mettre en péril le CA de son réseau de distribution.

Les principes d’une gestion de stock équilibrée

À moins d’une faute intentionnelle, une bonne gestion de stock interne ne connaît ni rupture, ni surstockage, ni stocks dormants. Cependant, une entreprise n’est pas à l’abri des changements extérieurs sur lesquels elle n’a aucune emprise. Elle peut donc être amenée à connaître des variations de stock plus ou moins contraignantes qu’elle se doit de réguler rapidement grâce à la mise en place de stratégies et de méthodes les plus adaptées à son activité.

L’anticipation, l’alliée d’une gestion de stock agile

Pour développer l’agilité de votre gestion de stock, il est nécessaire avant toute chose de vous équiper d’un logiciel performant pour suivre le niveau de vos stocks en temps réel. Ainsi, vous pouvez repérer, au jour le jour, les produits qui marchent, ceux qui ne marchent pas, les retours et adapter votre politique d’achat en fonction de ces données et des évènements qui se profilent (soldes, fêtes diverses…).

Bien choisir ses méthodes d’entrées et de sorties en stock

Entrées comme sorties de stock peuvent se gérer de différentes façons selon votre cœur de métier. À vous de choisir celles qui vous correspondent le mieux.

Entrées en stock

Les entrées en stock (approvisionnements) peuvent se gérer selon quatre méthodes.

1. Méthode Juste-à-temps (JAT)

Les achats sont effectués en fonction de la demande.

2. Méthode calendaire

Les achats d’une quantité fixe sont réalisés à une date fixe, selon la formule QEC ou Wilson.

3. Méthode Kanban

Les achats sont faits en fonction des commandes après avoir fixé un stock minimum.

4. Méthode point de commande

Un approvisionnement, de quantité égale au stock minimum, fixé se déclenche automatiquement dès que ce dernier est atteint.

Sorties du stock

Les sorties des stocks se gèrent selon trois méthodes éprouvées qui peuvent être mixées.

Méthode FIFO

Utilisée par les outils FASTMAG, elle consiste à enlever du stock les matières ou produits de manière chronologique : du plus ancien au plus récent.

Méthode LIFO

Elle s’utilise pour les produits sans DLC et consiste à faire sortir ce qui vient de rentrer.

Méthode FEFO

Elle s’utilise principalement dans l’agroalimentaire où il faut sortir les produits aux DLC les plus proches en premier.

Définir des seuils d’approvisionnement

Ces seuils sont résolument les moyens les plus efficaces pour anticiper les ruptures de stock et le surstockage. Ils peuvent être définis en fonction des délais de livraison des fournisseurs, par exemple.

Veiller aux rotations de stocks

Une rotation des stocks à fréquence élevée amortit rapidement les stocks puisque les frais fixes se répartissent sur un plus grand nombre de marchandises. La rentabilité de l’entreprise est donc optimale. Son taux doit être calculé et analysé en fonction de paramètres divers, comme la durée du cycle d’exploitation et la saisonnalité de l’activité.

Effectuer de fréquents réassorts

Un réassort est différent du réapprovisionnement. Il consiste à compléter des produits absents d’un rayonnage de magasin pour ne pas laisser d’espaces vides. Cela permet de faire tourner les produits et donner l’image d’un magasin où il ne manque rien.

Pour conclure, il existe trois facteurs de risques dans la gestion de stock : la rupture de stock, le surstockage, les stocks dormants. Tous conduisent à une perte de chiffre d’affaires, voire à une dégradation de l’image de marque. Il est donc essentiel d’optimiser sa gestion de stock qui exige une surveillance de tous les instants.

En résumé

  • S’équiper d’un logiciel de gestion de stock pertinent pour développer son agilité
  • Bien choisir sa méthode d’approvisionnement
  • Opter pour une méthode de sortie de stock efficace
  • Définir des seuils de réapprovisionnement
  • Veiller sur ses rotations de stocks
  • Bien gérer ses réassorts